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Un premier débat public a eu lieu courant 2005 concernant un projet de LGV Bordeaux-Toulouse et un second en 2006 pour la liaison LGV Bordeaux-Espagne. Dès 2005, l'une des trois options proposées par Réseau Ferré de France (RFF) consistait en un couloir traversant le sud Gironde, et dès cette époque, bien que RFF se refuse à le reconnaître officiellement, ce fuseau recueillait très manifestement la préférence de l'initiateur du projet. C'est donc sans réelle surprise que l'année suivante, l'un des trois tracés jugés possibles par RFF pour la jonction avec l'Espagne reprenait ce fuseau sud Gironde en le justifiant essentiellement par une préoccupation "d'économie", cette solution présentant un tronçon commun aux deux lignes projetées (vers Toulouse et vers l'Espagne) de Bordeaux jusqu'à la commune de Captieux. Il faut signaler que lors des dizaines de réunions publiques ayant émaillé ces deux débats, la mobilisation des habitants du sud Gironde a été importante et que les rapports de clôture n'ont que très imparfaitement rendu compte d'une forte opposition au projet.
Si l'actualité du premier semestre 2009 a remis sur le devant de la scène ces projets après plus de deux ans "d'oubli", c'est que RFF a communiqué aux différentes communes concernées des informations complémentaires sur la poursuite du projet. Là encore aucune véritable surprise, puisque les bureaux d'étude de RFF ont jugé que la solution la plus appropriée était celle empruntant le tracé sud Gironde.
Pour résumer la situation en quelques mots, il semble assez clair que sous couvert d'un simulacre de démocratie participative, RFF a "promené" les populations concernées par les projets pour au final choisir la solution que leurs bureaux d'étude avaient définie au préalable.
Il n'y donc aucun revirement que ce soit à attendre de la part de RFF qui qualifie cette nouvelle étape de "période de concertation". Sans surprise et malgré une organisation très complexe à plusieurs niveaux, bien cloisonnée et morcelée géographiquement afin d'isoler les acteurs locaux, nulle place n'est plus accordée à ce stade à l'expression des populations concernées.
On leur a demandé leur avis une fois, les différents zélateurs du projet se sont assis sur les argumentaires plus que pertinents développés par les habitants et les associations et il semble qu'ils soient suffisamment bien installés pour n'avoir pas à quémander de nouveaux coussins.
La population se trouvant de fait exclue de tout circuit d'expression officiel, ne reste plus qu'à explorer d'autres voies. C'est une de ces modestes possibilités qui est proposée sur cette page sous la forme d'une exposition des photos des différents signaux visuels d'une contestation du projet. Chaque citoyen peut s'exprimer par l'intermédiaire de la réalisation d'une banderolle ou d'une pancarte et prolonger géographiquement cette prise de position en diffusant son point de vue par l'intermédiaire du site "Adiu Sud Gironde".
Un projet de mini "concours de photos de pancartes anti LGV" est en cours de maturation. Le plus informel possible, très faiblement doté quant aux prix matériels, les modalités exactes en seront connues puis divulguées dès que possible.
e-mail de contact -> mailto:photos-anti-lgv [arobase] orange [point] fr
soumission de cliché(s) -> mailto:adiu [arobase] adiu [point] fr?subject=photos_anti_lgv
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