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Pierre Gevaert

Pour une renaissance agraire

Aide aux Femmes Africaines par la Formation à l’Agroécologie
fonctionnement

  • livres :

Alerte aux vivants
pour une renaissance agraire
L'avenir sera rural
au secours d'un monde moderne en dérive
L’exode urbain
est-il pour demain ?

• NAMUR le 2 Sept à 13h, salon VALERIANE
• FONSORBES le 30 Sept à 16h, adpsl
• PARIS le 10 Nov à 19h, MARJOLAINE
• Bègles le 23 Novembre à 18h3O, association OCEAN

Les micro-sites

 

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éditions Ruralis
Siège social de l'association Ruralis
Siège social de
l'association Ruralis

L’association RURALIS (loi 1901) a été crée en 1992. Ses statuts et objet social : rassembler des personnes intéressées dans la création d’un éco-village.

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La sortie du livre « l’avenir sera rural » (au secours d’un monde moderne en dérive) édité à compte d’auteur par Pierre Gevaert la même année, a servi de plate-forme à la fois pour sélectionner les personnes intéressées mais aussi pour servir de fil conducteur au niveau pratique. Les 3000 exemplaires de l’ouvrage ayant été écoulés rapidement, le « Courrier du Livre », à Paris, le réédita en 1995.

Ruralis avec environ 220 membres se réunit régulièrement en 1993 et 1994 pour essayer de matérialiser l’idée d’éco-village et surtout pour trouver un lieu propice. Ayant parcouru plus de 2000 km dans le sud de la France avec à chaque visite de lieux l’espoir de découvrir le lieu du futur paradis, il s’avéra qu’il était utopique de vouloir réunir tous les avantages à la fois, c'est-à-dire : un hameau ancien avec un maximum de terres cultivables et de bois, avec de nombreuse maisons ancienne même en ruine, des sources d’eau non polluée, situation loin de toutes sources pouvant créer des nuisances (centrales nucléaires, usines, élevages industriels, routes à trafic important, terres non préamptables via la SAFER par des exploitants en quête d’agrandissement, et, bien entendu, prix raisonnable.
Au moment où le découragement nous guettait nous apprîmes que le domaine de Boussac, à 1Km de ma maison était mis en vente et qu’il y avait déjà 3 candidats à l’achat. Le vendeur, un agriculteur à la retraite était pourtant au courant de notre recherche mais sans doute préférait-il un acheteur classique plutôt qu’une bande d’écologistes peu recommandables. Heureusement parmi ceux qui participaient à la recherche il y avait Florence et Patrick de Kochko, ce dernier possédant un bon bagage juridico-administratif passa ses journées à visiter les gens de la SAFER, les notaires et le vendeur, et, comme il était ingénieur agronome et futur agriculteur, la SAFER ne pouvait plus s’opposer à notre candidature d’autant plus que parmi notre groupe il y avait 2 autres candidats jeunes agriculteurs.
Réunion générale de Ruralis, discussions interminables et fatiguantes... je décidais en tant que président de séance de poser la question : « que ceux qui désirent devenir copropriétaires des 100 ha de terres et bois, du château et des 6 métairies lèvent la main ». Devant le peu d’enthousiasme, je clôturais la réunion et partit aussitôt au Crédit Agricole pour solliciter un prêt de 200000F sur récolte à venir, de Kochko fit de même en tant que futur jeune agriculteur primable. Nous déposâmes notre petite fortune à la SAFER d’Agen qui nous dit : « vous avez de bonnes chances d’être choisis mais d’ici 3 mois vous devrez nous apporter le solde soit 2.600.000 F sinon vous perdez l’achat et vos acomptes ». Réunion Ruralis, étonnement général : « Ah bon ; mais oui, nous aussi sommes candidats d’un dixième de domaine ! » Cette anecdote illustre à quel point trop de palabres immobilise.

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Le reste de l’histoire est raconté dans le livre « l’exode urbain est-il pour demain ? » édité en 1997 à compte d’auteur mais distribué par l’association, qui en écoula environ un millier, ce qui conforta la trésorerie, et permit d’embaucher en permanence une personne pour le secrétariat établi au château.

Comme certains articles dans la presse et la diffusion du livre attiraient pas mal de personnes intéressées mais aussi pas mal de curieux, les habitants du hameau me demandèrent de mettre le livre en sourdine et de ne plus accepter aucun R.V. médiatique (3 chaînes TV voulaient faire un reportage). Ce désir légitime était justifié par le fait que les familles, ex-urbaines, venues au hameau avec leurs enfants voulaient tout simplement retrouver à la campagne un lieu de vie et de travail avec un minimum de perturbations extérieures. Dès lors, l’association Ruralis ayant terminé son rôle et ne désirant pas tout de suite s’atteler a la recherche d’un nouveau projet d’éco-village, je pensais plus utile de joindre mes efforts à ceux de Pierre Rabhi qui possédait une organisation déjà bien structurée sous le sigle « Terre et Humanisme ». Après avoir conseillé aux membres de rejoindre le mouvement de Pierre Rabhi, auquel je confiais le fichier des membres de Ruralis, l’association fut officiellement suspendue.

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Mon dernier livre « Alerte aux vivants » (pour une renaissance agraire) comporte la mention RURALIS, la raison de cette mention est la suivante : Le « Sang de la Terre » maison d’édition prestigieuse spécialisée dans la diffusion d’ouvrages à base écologique avait accepté d’éditer « Alerte aux vivants » qui devait sortir au début de 2005, comme la fièvre autour du référendum Européen n’était pas le meilleur moment de sortir un livre à débat, nous décidâmes de le sortir à l’automne 2005. Malheureusement le Sang de la Terre fut a ce moment-là obligé au dépôt de bilan, ce qui me força à revenir à une édition à compte d’auteur. Or, comme la mention Ruralis était encore présente dans plusieurs rubriques à caractère écologique, c’est cette mention qui fut choisie alors même que l’association Ruralis n’existe plus officiellement.

A part cette opportunité, utile pour pallier un abandon d’éditeur connu, je reste persuadé que nous avons vraiment intérêt a rallier le mouvement « Terre et Humanisme », soit directement, soit à travers les associations COLIBRI qui existent localement un peu partout.

Pierre Gevaert

 impression | modifier | admin • màj : 03 janvier 2006 à 11h24