Adiu Sud-Gironde le "village global local"

Pierre Gevaert

Pour une renaissance agraire

Aide aux Femmes Africaines par la Formation à l’Agroécologie
fonctionnement

  • livres :

Alerte aux vivants
pour une renaissance agraire
L'avenir sera rural
au secours d'un monde moderne en dérive
L’exode urbain
est-il pour demain ?

• NAMUR le 2 Sept à 13h, salon VALERIANE
• FONSORBES le 30 Sept à 16h, adpsl
• PARIS le 10 Nov à 19h, MARJOLAINE
• Bègles le 23 Novembre à 18h3O, association OCEAN

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SAHEL PEOPLE SERVICE(S.P.S)

Partenaire de
l’association AFAFA
(Aide aux Femmes Africaines
par la Formation
à l’Agroécologie)

UNE SOLUTION REALISTE CONTRE LA DESERTIFICATION DES PAYS SAHELIENS

Après quatre années d’études et de mises en route de mini projets dans 16 villages du sud Sénégal (bassin arachidier) nous sommes arrivés à expérimenter avec succès une méthode rapide, efficace et à la portée de tous les agriculteurs.
L'acteur central est le paysan local.
Aussitôt qu’il s’aperçoit qu’il peut lui-même maîtriser son destin, il est prêt à s’investir totalement.
La méthode qui suit est uniquement applicable dans les régions où il existe encore une saison des pluies (l’hivernage) et où le tissu agraire na pas encore disparu, ce qui est heureusement encore le cas un peu partout en Afrique.
Premier travail : faire comprendre aux paysans que l’agriculture moderne (toujours enseignée dans les écoles)n’a pas tenu ses promesse. Pire, elle a contribué à la désertification et à l’exode rural. C'est seulement en adoptant l’agroécologie qu'ils pourront sauver leur avenir et celui de leurs enfants.
Pour cela, les paysans doivent mettre à profit la longue saison sèche pour faire obstacle à l’érosion pluviale et éolienne. Or les praticiens disent qu'en saison pluviale, ils n'ont pas le temps de s’occuper de ce problème, et qu'en saison sèche, à défaut d’eau, ils sont bloqués.
C’est donc fondamentalement une question d’eau. Or elle est omniprésente et en général de bonne qualité dans les nappes phréatiques. Mais comment payer les puisatiers et comment prévenir le tarissement des puits ? Réponse : le micro crédit remboursable en trois ans par tranches mensuelles, l’aménagement de diguettes anti-érosives et la reforestation.

Devant une telle proposition la plupart des agriculteurs sont partants. Voici la feuille de route :

  1. L’agriculteur négocie directement avec le puisatier le prix et le meilleur emplacement de forage. Il reçoit alors un acompte pour permettre au puisatier d’acheter les matériaux (fer et ciment)
  2. Dès que l’eau commence à jaillir (ce qui empêche le puisatier de continuer à creuser), elle est utilisée par l’agriculteur pour arroser la terre durcie. Ce qui lui permet de créer et d’enherber les diguettes anti-érosives grâce au vétiver, l’andropogon ou le henné (plantes dont l’une des trois au moins existe sur place). Le puisatier revient le lendemain et ainsi de suite jusqu’à atteindre la nappe phréatique (payement du solde au puisatier). Souvent l’agriculteur profite de cette eau si précieuse pour créer un peu de maraîchage vivrier, disponible à la vente pour le marché local, dont le soin revient à l’épouse.
  3. Dès qu’il y a des cultures, le champ doit être clôturé. En général on utilise le salane (euphorbe) omniprésent, dont les boutures ne craignent pas la sécheresse. Cette haie, pour être efficace, est renforcée avec des branches épineuses, également présentes, car délaissée par les chèvres.
  4. Comme les troupeaux très et trop nombreux laissent derrière eux beaucoup de fumier, et que les matière organiques ne sont plus brûlées (sous peine de rupture de contrat), la fabrication du compost nécessaire lors de l’hivernage, peut commencer. Cet engrais, hormis une petite adjonction de phosphate naturel ne coûte rien. Il remplace avantageusement l’engrais chimique qui est évidemment interdit d’usage, de même que les pesticides chimiques à remplacer par les pesticides naturels faciles à fabriquer notamment avec le NEEM.
  5. Pour lutter contre l’érosion éolienne, le champ doit être entouré d’arbres brise-vent (manguiers, anacardiers, jujubiers, prosopis, acacia albida, etc.). Ces plants parfois offerts par le service des eaux et forêts sont à planter lors de l’hivernage.

Dès lors que le bétail ne peut plus pénétrer dans les cultures, de très nombreux arbres poussent miraculeusement un peu partout. Ces derniers ne doivent pas nécessairement être arrachés, car les parcelles sont beaucoup plus petites que du temps des monoculture. De sorte, tout arbre surgi spontanément du sol permet le renforcement des diguettes et le reverdissement de la région, par la reforestation.
Les contrats, qui précisent les droits et les devoirs des deux parties (SPS et le paysan), sont toujours contresignés par le chef du village. Les paysans forment entre eux un comité qui coordonne le choix des candidats, les aide à trouver la meilleure place pour les puits, et organise l’entraide. Ce comité, souvent présidé par le chef du village , représente une caution solide. A noter, le sens des responsabilités des paysans, heureux de pouvoir enfin s’occuper toute l’année de leurs cultures, alors qu’auparavant ils restaient souvent à attendre l’arrivée de la saison des pluies, voire à errer sans but précis afin de trouver du travail pour survivre.

Ce programme a été largement inspiré par le travail de Pierre RABHI, l’apport de SPS étant surtout la mise en place de micro crédits.
Au premier trimestre 2007, 24 puits ont été creusés à Ndiémane, le village qui abrite notre centre agroécologique. Nos partenaires s’emploient activement à l’organisation des stages pratiques sur le site même ou auprès des agriculteurs qui ont signé le contrat : stages pour la mise en place des diguettes enherbées anti-érosives, des haies vives, la protection contre la divagation animale, la cuisine solaire et des fourneaux économes à bois, la préparation des pesticides naturels, des conseils pour une alimentation moins sucrée à base de mil, de légumes et de fruits locaux, en remplacement du pain blanc, du riz blanc, des boissons industrielles sucrées, etc.…)
Bien sûr l’agroécologie à des règles, mais elles sont de l’intérêt de tout le monde paysan, qui peut enfin retrouver un maximum d’autonomie et renouer avec suffisamment de prospérité, ce qui incite la jeunesse à ne plus chercher à fuir les campagnes.
Autres avantages : les rendements (sans pratiquement aucun frais en intrants extérieurs), sont largement supérieurs à ceux du tout chimique. De ce fait, les cultures peuvent se pratiquer sur des surfaces moins grandes, et donnent d'avantage de place aux candidats à l’installation. De plus, les produits se valorisent bien grâce au label Bio.

Pour ceux qui veulent participer à cette petite révolution agroécologique, qui peut s’étendre partout, vous pouvez le faire de la manière suivante :

  1. Un don (défiscalisable) pour financer le forage de puits.
  2. Un prêt de 450 euros, prix moyen d’un puit, remboursable après trois ans.
  3. Le volontariat sur place avec logement et nourriture locales.

Pour les dons : établir un chèque à l’ordre de l’association SAHEL PEOPLE SERVICE, à adresser au siège

Pierre GEVAERT
Président, Commarque
F.33210 Sauternes
Tél. fax 0033557310467
e-mail pierre [point] gevaert [arobase] wanadoo [point] fr -> mailto:pierre [point] gevaert [arobase] wanadoo [point] fr

Pour le Sénégal :
Elhadji hamath Hane
Centre agro écologique de Ndiémane
B.P 234 M’BOUR
Tél. (00221)634.18.37
e-mail agrinat [arobase] enda [point] sn -> mailto:agrinat [arobase] enda [point] sn

 modif | admin • màj : 24 décembre 2008 à 16h46