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UZESTE MUSICAL / Adhésions 2008
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ac    le 16.02.2008 - 12:18

ADHÉSIONS 2008

Chers amis et voisins,
En ce début d’année 2008, nous vous sollicitons pour adhérer à l’association "Uzeste Musical visages villages des arts à l’œuvre".
Pour en fixer l’enjeu, nous vous invitons à lire ci-après l’article « Uzeste Musical à Sore : un nouveau souffle », publié dans le journal municipal de Sore, qui fait le bilan de la 30e Hestejada de las arts.
Le déplacement festival dans les Landes n’est pas une fatalité. Il est la nécessité de survie d’une manifestation culturelle majeure de notre région et la conséquence d’un conflit avec une mairie, une communauté de communes et un département arc-boutés sur de vieux présupposés à son égard. Le résultat de cela est consternant au regard de l’image que le canton de Villandraut renvoie à l’extérieur (voir les reportages parus dans les journaux Sud Ouest, Le Monde, Le Figaro, Libération, L’Express, L’Humanité… et ceux réalisés par France 2, France 3, Radio France…) et au regard du gâchis – économique, touristique, culturel, social – que cela constitue. Mais c’est dans sa capacité à évacuer le « vivant » qu’il est le plus inquiétant. Quand les « belles » façades, les villages « fleuris », les « beaux » monuments remplacent les activités, les entreprises, les emplois, les bruits, les désordres, les débats, les dérangements qui sont le fondement de la vie, de l’avenir et de la démocratie.
Dans ce contexte, l’association n’a pas baissé les bras. Elle a organisé de nombreuses manifestations à Uzeste l’année dernière (voir www.uzeste.org), et soutenu les travaux du "Conversatoire, école musicale du rythme et de l’improvisation" et ceux de la librairie-bibliothèque de la "Maison de la mémoire en marche". Elle continuera en 2008, à Uzeste, même si nous avons dû y suspendre l’organisation des dernières « Hestejadas de las arts », même si pour y travailler aujourd’hui nous sommes contraints de vendre les murs (l’atelier-théâtre de La Menuiserie et la Maison de la mémoire en marche), même si nous avons quelques difficultés à obtenir l’autorisation de rénover L’Estaminet.
Nous avons besoin de votre soutien pour travailler à Uzeste et dans ce canton. Le meilleur moyen de nous le manifester est d’adhérer à l’association (20 €) et de participer, si vous le souhaitez, à ses activités.
Dans l’attente, recevez chers amis, chers voisins, nos citoyennes salutations.
Alain Chiaradia, pour l’association

pour adhérer, envoyer vos coordonnées et un chèque de 20 € à
Uzeste Musical – 4 rue Faza – 33730 Uzeste

Uzeste Musical visages villages des arts à l’œuvre
4 rue Faza – 33730 Uzeste
téléphone : 05 56 25 38 46 – télécopie : 05 56 25 36 12
e-mail : uzeste.musical@uzeste.org
internet : www.uzeste.org

vous pouvez également soutenir l’association : en faisant adhérer vos amis et voisins ; en assistant aux manifestations organisées par Uzeste Musical tout au long de l’année et aux concerts de la Compagnie Lubat un peu partout en France ; en achetant livres, disques, films… à la Maison de la mémoire en marche d’Uzeste (vente sur place et par correspondance) ; en vous abonnant à sa liste de diffusion internet (www.uzeste.org); en devenant « membre bienfaiteur » (cotisations : 50, 100, 200, 500, 1 000, 5 000, 10 000 euros, ou plus…)…

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ac    le 16.02.2008 - 12:21

Uzeste Musical à Sore : un nouveau souffle.

A Sore, pendant la nuit du 19 août, une étrange féerie pour le temps présent illuminait les balcons de la Leyre. Le Magistral Chao[s]péra Tout-Monde, orchestré par Bernard Lubat, faisait surgir de toutes parts, sous le feuillage, au fil de l’eau, dans les airs, une monumentale transfiguration de musiques de demain, de voix d’ici et d’ailleurs, et, comme en apothéose, les effets pyrotechniques les plus saisissants, les plus imprévus, dus à l’imagination implacable de Patrick Auzier.
Quelques semaines avant, la municipalité de Sore avait décidé d’accueillir sur trois jours, les 17, 18 et 19 août, le célèbre festival Uzeste Musical, et sa 30e Hestejada de las Arts, comme le faisait Saint Symphorien le 16 août. Les élus avaient en effet estimé qu’un tel événement devait rester possible.
Des centaines, voire des milliers de festivaliers envahissant les rues du paisible village : Il fallait les nourrir, souvent les héberger, assurer leur sécurité, c’est ce défi que non seulement la municipalité, mais aussi les commerçants, les associations, ainsi que beaucoup de femmes et d’hommes de bonne volonté ont relevé avec enthousiasme. Pour la première fois, l’ensemble des associations regroupées dans une même organisation, ont décidé de concourir au succès de la « fête à Lubat ». A une cadence épuisante, repas et boissons ont été servis, et s’il faut se réjouir d’un bilan positif, c’est surtout de ce nouveau souffle donné à l’esprit associatif dont chacun peut se féliciter.
Pendant ces trois jours, en des lieux multiples, toujours inspirés par l’esprit d’Uzeste Musical, un public nombreux de festivaliers initiés ou novices, engagés ou curieux, a pu participer à des ateliers et des forums de discussion d’un très haut niveau, notamment avec Jack Ralite, assister à des projections-débats, s’impliquer dans des formes de libre expression, et bien sûr s’emplir les oreilles des musiques plurielles de la Compagnie Lubat et de tous ses amis, musiciens et chanteurs.
De l’apéro-swing au Cercle de la Paix au Jazzcogne club, du concert manifeste « Pour qui vivotons-nous ? » au JazzbalaCielubat, du Chao[s]péra au bal de Perrone et Marie-Odile Chantran, en passant par le « Meeting mi-raison », avec encore Perrone, et Minvielle, et Corneloup, et d’autres, dont Vanina Michel qui va chercher chez Prévert les textes les plus audacieux, tout ce chantier baroque s’harmonise autour d’un thème dont la provocation n’est que le marche pied : il s’agit bien de la liberté.
Après le silence Uzestois est venu celui de Sore et l’heure du bilan, lors de la réunion du 28 septembre regroupant les associations de Sore et Uzeste Musical, à la Mairie de Sore.
Pour Jean-Paul Margnes, adjoint au maire de Sore, et coordonnateur de cette manifestation, le déroulement paisible de l’Hestejada a dissipé les inquiétudes et l’apocalypse chevelue redoutée par certains s’est transmuée en célébration paisible de l’art en liberté, marquée par la civilité et la bonne humeur. Toutes alarmes dissipées, chacun a pu constater que ni les cuivres, ni les claviers, ni les percussions, n’avaient ébranlé les fondations des vieilles demeures.
Pour les associations, le bilan est positif, financièrement et moralement, dans la mesure où une même dynamique les a entraînées dans un projet commun.
Pour Bernard Lubat, le cadre privilégié des Balcons de la Leyre, l’accueil de la municipalité et des associations ont fourni à la Compagnie et à ses invités un espace à la mesure de leur projet artistique. Optimiste, Benard Lubat l’était, fidèle à son éthique : opposant depuis 30 ans le qualitatif au quantitatif, l’artistique au commercial, les créateurs authentiques à ceux qu’il qualifie de « produits biscottes » du système, « qui s’empare de l’innocence des gens pour faire de l’argent avec leur crédulité ».
Sans hésiter, Bernard Lubat transpose dans le champ l’art le concept de développement durable, s’appuyant sur le fait que, depuis 30 ans, à Uzeste Musical, on est capable d’inventer, d’échanger des valeurs et non des fabrications.
Pour lui, Sore a été cette année le lieu de renaissance de l’Hestejada, qui ne se consomme pas comme un spectacle, mais qui se vit comme un fabuleux opéra. Selon l’avis même des participants, la réussite est liée à la magie des lieux, et, bien loin d’une autre « colline inspirée », nous voici dans ce val, cette forêt galerie enchanteresse, prometteuse, dans ce village de Sore qui est devenu, ce mois d’août, en langage Lubat, un lieu « sensible » et « sans cible », c'est-à-dire sans projet formaté : « On invente ce qu’on devient ».
Bernard Lubat évoque ensuite la soirée finale, à la salle des fêtes, avec Marc Perrone, l’éclairage défaillant, et, dans cette obscurité, une vraie lumière, surtout pour ces jeunes, qui, sceptiques en entrant, ont découvert et dansé d’autres musiques.
Des projets pour l’an prochain, bien sûr, Bernard Lubat en a, au-delà du prévisible : Pourquoi pas une Hestajada sur plusieurs lieux, plusieurs fins de semaine : Quartier de Gaillarde à Luxey, puis Saint Symphorien, puis Uzeste, et enfin ce site d’exception, la Petite Leyre, promu œuvre d’art, sur plusieurs kilomètres, pendant un mois, avec en clôture une de ces nuits spectaculaires, dont seule la Compagnie Lubat, avec son âme damnée d’artificier, Patrick Auzier, détient le secret.
C’est une question de volonté, c’est aussi une question de moyens.
Pour clôturer l’assemblée, Colette Tastes a donné lecture du rapport financier des associations. Un bénéfice substantiel a été dégagé. Il est redistribué, comme convenu, aux associations et à la Compagnie Lubat, celle-ci abandonnant généreusement une partie de ses prérogatives aux associations. Bernard Roumégoux, 1er adjoint, établit le chèque à qui de droit. On trinque et on se quitte, en sachant qu’une voie nouvelle est désormais ouverte.

bulletin d'information municipale, Sore, automne 2007

 

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 modif | admin • màj : 16 février 2008 à 12h21