Adiu Sud-Gironde le "village global local"

Ils ont tous un grain au Jardin Partagé d'Uzeste...

affiches édition Menu édition exergue
forum

Pour l'accessibilité du forum, pas d'inscription préalable et modération à posteriori. Respectez la netiquette. Le code à saisir pour valider un commentaire est destiné à lutter contre les robots "spammeurs".

photothèque

Bijous, Birac, cet hiver...

télé
radio

écoutez la Web radio Zéro de Fréquence...
9 juillet 2010

infos & contacts
communiqués
créer un micro-site
agenda (test)
intranet (accès privé)
 

Les micro-sites édition Menu

 
 

Surendettement ?
Page 1

Posts 5


001  

ac    le 04.03.2008 - 08:11

En cette période électorale, j’ai reçu avec le Sabitout, le rapport d’activité de la Communauté de Communes de Villandraut, rédigé par son président. Seize pages de textes, photos, chiffres… en couleur. Impressionnant !

Je ferais à peu près le même commentaire que pour les PLU et le Plan d’aménagement et de développement durable (voir ci-dessous dans ce forum).

A savoir que les élus de ce canton ont involontairement considéré qu’il deviendrait une banlieue de Langon (et de Bordeaux) et qu’il fallait y investir dans le développement des équipements publics. D’où des services à l’enfance, à la jeunesse et aux personnes âgées… D’où une grande négligence sur de possibles ressources.

Le développement économique « est la compétence première et obligatoire des communautés de communes » (écrivent-ils), mais le chapitre « économie » est comme d’habitude réduit à la portion congrue. Il faut se contenter d’une « zone des 3 Cirons » dont seul l’avenir dira l’intérêt. Les NTIC, le tourisme, les bases nautiques et la piscine, et l’aide aux associations (dont on a pu voir dans ce forum que les choix n’étaient pas les plus pertinents), ont été rajoutés à ce chapitre, certainement pour masquer une grande incapacité à penser que ce canton puisse être capable de se trouver des ressources.

Le document ne dit rien du budget de fonctionnement de la CDC, ni des 45 emplois – publics – créés. Le président de la CDC laisse à ses successeurs le soin de trouver les ressources qui ne devraient pas tarder à manquer. Il écrit même, à la dernière page : « Il faudra dans l’avenir que la Communauté se fasse des finances plus solides ». Jolie manière de tirer sa révérence…

a. chiaradia

002  

ac    le 06.03.2008 - 16:31

La commune d’Uzeste affiche le même type de bilan que la Communauté de communes de Villandraut. On peut faire les mêmes remarques.

Au terme d’un mandat de sept ans, la municipalité d’Uzeste a rénové la mairie, agrandi le cimetière, refait les trottoirs les plantations et l’éclairage… mais l’école d’Uzeste est en ruine. Tout un symbole ! (peut-être le prix à payer quand l’équipe municipale est en majorité constituée de retraités !)

Comme la communauté de communes, la mairie d’Uzeste est probablement surendettée (ils continuent d’affirmer que les impôts n’ont pas augmenté, alors que sur les avis d’imposition 2007 tout le monde peut lire que la part intercommunale de la taxe foncière a augmenté de 15,79%).

Comme celui de la CDC, le bilan de la municipalité d’Uzeste a l’apparence du sérieux, du bien géré, de l’objectif, du rigoureux… Mais dans le détail cela représente :
- une municipalité socialiste qui se vante d’accepter les dons d’une association catholique pour restaurer la Collégiale, sans se poser la question de la légalité ni de l’éthique de l’opération,
- une municipalité qui, avec la communauté de communes, finance un vestiaire somptuaire pour un club de football dont on espère des résultats à la hauteur de l'investissement (221 000 euros),
- une municipalité qui finance une bibliothèque communale, sur fonds publics, pour concurrencer la bibliothèque associative de la maison de la mémoire en marche,
- une municipalité qui est obligé d’investir des fonds publics pour faire revenir un boulanger à Uzeste alors qu’un « privé » pouvait faire l’affaire,
- une municipalité qui a bradé les terrains communaux d’Uzeste 0,14 €/m2 pour la construction d’un centre équestre et touristique soutenu par le département de la Gironde, et qui n’a jamais vu le jour
- une municipalité qui a contraint le festival d’Uzeste à quitter le territoire communal et qui aujourd’hui, empêche la rénovation de L’Estaminet
- une municipalité qui a toujours refusé de rencontrer publiquement les associations d’Uzeste pour discuter de l’avenir du village,
- une municipalité qui pour sa réélection se flatte de travailler à la "tolérance" - première ligne de sa profession de foi électorale - alors qu'elle a pendant 7 ans ignoré le sens de ce mot, se faisant la championne du soupçon, de la défiance et de l'application stricte de toutes les lois et règlements, quitte à en bafouer l'esprit.
- une municipalité qui réaménage la route de Langon et la rebaptisera bientôt : «Avenue des élections». Tout est prévu pour que voitures et camions traversent dorénavant le village plus vite et sans encombre. Les lampadaires néogothiques brillent toute la nuit, les arbustes sont arrivés déjà fleuris, le gazon et le béton ont remplacé l’herbe des trottoirs. Ouf ! Tout devrait être prêt pour les élections.

7 ans de mandat. À l'heure du bilan, l’école d’Uzeste est toujours en ruine…

Alain Chiaradia

003  

ac    le 11.03.2008 - 17:07

GREY POWER

Certaines villes sont d'ores et déjà dominées électoralement - et légitimement - par des électeurs âgés et inactifs, et préfigurent ce que sera la démocratie locale dans la plupart des territoires dans quelques décennies. Ce que l'on peut craindre, c'est que ce "grey power", qui est assis sur une véritable manne économique avec des revenus moyens supérieurs à ceux des actifs, conduise les autorités locales à mettre en oeuvre des politiques qui, servant l'électorat âgé, évincent, directement ou indirectement, du fait de la contrainte budgétaire, celles qui sont tournées vers les services aux familles de jeunes actifs.
[...]
Pourtant, il est difficile de reprocher aux élus de ces territoires les politiques territorialement "égoïstes" qu'ils mènent. Ils ont été élus pour cela. Il serait suicidaire pour un candidat de se présenter à un scrutin sur un territoire local en annonçant qu'il a, en fait, l'intention de travailler pour la région ou le pays. Et ceci serait encore plus suicidaire dans un régime de "démocratie participative locale" abouti ! Il s'agit donc plutôt ici d'un dilemme : être élu sur l'intérêt local ou battu sur l'intérêt général.

Extrait de "La République et ses territoires", de Laurent Davezie, Seuil janvier 2008.

004  

Thermophile    le 11.03.2008 - 17:58

Sparte était une gérontocratie, et c'est Sparte qui a écrasé Athènes, lorsque celle-ci gérait si mal sa démocratie juste inventée et la transformait en empire.

005  

ac    le 14.03.2008 - 11:52

MUNICIPALES. -- Les taxes pour les communes et les communautés de communes n'en finissent pas d'augmenter. Les effectifs des administrations locales aussi

QUI PARLE DES IMPOTS LOCAUX ?

Ce n'est pas un sujet que les candidats aux municipales abordent facilement. Et pour cause. Le chiffre claque comme une gifle. Entre 2001 et 2007, les prélèvements fiscaux des 36 700 communes et 19 000 groupements intercommunaux ont cru de 46 %. Pratiquement cinq fois le taux de l'inflation sur la même période ! Les contribuables déboursent désormais annuellement 16 milliards d'euros de plus qu'il y a six ans. « Toutes collectivités locales confondues (Régions, Départements, intercommunalités et communes), les effectifs progressent en moyenne de 2 % par an. Cela représente entre 30 000 et 40 000 personnes », souligne René Dosière, député apparenté PS de l'Aisne et spécialiste des comptes publics (1).

Embonpoint.
Entre 1994 et 2004, la fonction publique territoriale a pris un sérieux embonpoint, passant de 1,46 million à 1,77 million de salariés. 200 000 de ces 300 000 nouveaux emplois ont été créés à part égales par les communes et l'intercommunalité, les Départements absorbant l'essentiel du reste. Près de vingt-cinq ans après les lois de décentralisation, les administrations locales enflent encore à vue d'?il alors que la plupart des services de l'État n'ont pas véritablement entamé de cure d'amaigrissement.
Les compétences ont été déléguées sans que le partage des rôles entre Paris et la province ainsi qu'entre les différentes collectivités locales ne soit clairement défini. Conséquence, le mille-feuille administratif multiplie les « doublons » et génère des gaspillages incessants de fonds publics. Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), un tiers seulement de la hausse des dépenses des collectivités locales entre 1980 et 2006 s'explique par les transferts de compétences liés aux lois de décentralisation.

Superpositions.
L'impact des 35 heures, le renforcement ou la création de services dans le cadre de nouvelles attributions ont certes pesé sur les effectifs. Mais ils n'expliquent pas tout. Et surtout pas cette incapacité à lutter contre la superposition des lieux de décision. « Chaque collectivité souhaite renforcer ses domaines d'intervention au motif qu'auparavant, l'État le faisait mal avec un personnel insuffisant, souligne René Dosière. Cela fait des bureaux, des secrétaires, des voitures en plus sans qu'aucune évaluation ne soit faite des véritables besoins. »
L'apparition en 1999 d'une strate supplémentaire, l'intercommunalité, n'a fait qu'aggraver l'imbroglio. Dotées de compétences nouvelles en matière d'aménagement de l'espace et de développement économique, les structures intercommunales ont bénéficié d'un gros coup de pouce financier. L'État a doublé ses dotations et réorienté en leur faveur les recettes de la taxe professionnelle. Résultat : près de 90 % des communes se sont regroupées.

Absence de gain financier.
Mais, alors que l'intercommunalité ponctionne 8 milliards d'euros d'impôts de plus qu'en 2001, l'objectif initial qui consistait à proposer des prestations de meilleure qualité à moindre coût a été quelque peu perdu de vue. Souvent, les transferts de compétences n'ont pas donné lieu aux mutations prévues des personnels. Communes et communautés de communes ont continué à embaucher parallèlement.
Censés disparaître, les syndicats intercommunaux manifestent aujourd'hui une grande résistance. Il en existe encore 10 000. « Il est rarement possible de mettre en évidence un gain financier lié à l'intercommunalité » relevait en 2005 avec le sens de litote qui les caractérisent les magistrats de la Cour des comptes en 2005. Soucieux de leurs prérogatives, les élus ne font trop souvent vivre l'intercommunalité qu'en fonction des subventions promises. Cet empilement souvent illisible de dispositifs et de territoires tire la pression fiscale vers des niveaux de moins en moins supportables. « La France est un pays fertile. On y plante des fonctionnaires, il y pousse des impôts. » Le théorème de l'ancien président du Conseil Georges Clemenceau n'est pas le moins du monde démodé.

article de Dominique Richard, paru dans le journal Sud Ouest du 14 mars 08

 

ajouter un commentaire :




recopiez Auteur :

Page 1
 modif | admin • màj : 14 mars 2008 à 11h52