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L'histoire des pins : survolons cette histoire en papillonnant...
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001 Jacques Hazera le 10.07.2009 - 11:38 L’histoire des pins Puisqu'il faut bien que toute histoire ait un début, c'est avec un Landais de Saint-Julien en Born, Guillaume DESBIEY, que nous commencerons celle qui unit depuis deux siècles le pin maritime aux Landes de Gascogne. Guillaume DESBIEY (1725-1785)
Citons simplement de ce mémoire deux courts extraits, attestant déjà d’une certaine permanence des ouragans : ''- « Des forêts de cette espèce de pin s'y sont multipliées en quelques autres parties [que le long du littoral], toujours garanties des eaux surabondantes, ou par l'élévation de leur sol isolé, ou par le penchant des collines que cet arbre paraît préférer parce que, en effet, il y résiste mieux à l'effet des vents qui l'agitent. » - « ... Il n'est aucun particulier qui, dans le vaste pays de Born ou celui de Marensin, ne consentît à vendre le bois mort, ou déraciné par les ouragans à 15 sols la charretée. »'' L’ascension
Bien avant cette époque, l'exploitation de la résine faisait déjà l’objet d’une économie florissante, de Bordeaux jusqu’à Dax, en passant par La Teste de Buch. Ces travaux de fixation des dunes s'appuyaient donc sur un marché en place depuis plusieurs siècles, comme le confirme notamment l'histoire des forêts usagères de La Teste ou de Biscarosse. Chambrelent : la lande
L’âge d’or
La chute
Au même moment se met progressivement en place la « mécano-culture » forestière, qui prend la relève des attelages de mules utilisés jusque-là pour tous les travaux forestiers. S’ouvrent alors des perspectives nouvelles de rendements : la « productivité forestière » était lâchée ! Elle allait devenir une obsession envahissante. Les tracteurs se sont multipliés, ils ont grossi, et on s’est mis à submerger le marché du bois. Les gains de production ont d’abord fait espérer une nouvelle prospérité. Pourtant les prix se sont mis à stagner, et la main-d’œuvre a presque disparu. L’ouvrier forestier n’existe plus. Chez les bûcherons, l’accent patois a été remplacé par l’accent espagnol, puis l’espagnol par le portugais. Le bûcheron d’aujourd’hui ne discute plus qu’avec l’ordinateur de son abatteuse, et les cigales se planquent ! En passant de l'économie de la résine à celle de la ligniculture productiviste, les propriétaires ont cru naïvement qu’ils allaient simplifier leur « gestion des ressources humaines » et compenser les pertes de revenus de la résine par une production de bois de plus en plus importante basée, comme en agriculture, sur la mécano-culture (labour, plantation, amélioration génétique, fertilisation, entretiens mécaniques…). L’effondrement
Conclusion
Neuf ans après Martin, Klaus nous ramène à DESBIEY, et nous pose en ultimatum un défi à relever : le défi de l’équilibre du Massif, le défi de sa pérennité. Seule la prise en compte des contraintes du milieu permettra de relever ce défi : - le pin maritime doit-il vraiment être maintenu à toute force, et à grand renfort de subventions, sur tous les types de sols, même sur d’anciens marécages, même sur d’anciennes terres agricoles ? - ne faut-il pas plutôt le limiter aux terres où il est « bien en station », même s’il est certain que, grâce aux importants travaux d’assainissement, ces stations sont aujourd’hui bien plus étendues qu’au siècle de DESBIEY ? La « sylviculture naturelle et continue » propose une solution raisonnable consistant à rechercher un juste équilibre : installons le pin de façon judicieuse, en choisissant correctement les stations, en l’associant le plus souvent possible aux feuillus dans des boisements mixtes, en ajoutant simplement un peu de souplesse aux préconisations de DESBIEY, et en acceptant enfin d’adapter notre technique forestière aux réalités du terrain. Emmanuel BARDINET, sylviculteur
002 Edith Gorren le 25.07.2009 - 12:08 Voilà qui est juste et passionnant.
003 Bendebisetrauquecamise le 28.08.2009 - 15:13 Sur nos terres gasconnes, vaut-il mieux planter des pins, des autoroutes, des zones industrielles ou des panneaux photovoltaïques ? Personnellement, je préfère le bois au béton, donc les pins, mélangés de chênes...
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