'''Extrait du journal Sud Ouest du 15/05/09
Une bien triste scène... venez lui rendre visite pour le soutenir dans son combat!'''
« Je veux seulement qu'on me laisse en paix et qu'on me laisse travailler. » Pour ces motifs, somme toute des plus raisonnables, Sidi Wague estime qu'il n'a d'autre moyen de se faire entendre que d'entamer une grève de la faim. Locataire d'une exploitation agricole sur la commune d'Auros, au lieu-dit Mussac, le jeune homme, d'origine malienne, a le sentiment d'être « persécuté ».
Depuis environ deux ans qu'il s'est installé en fermage, sa seule motivation a été de « développer l'activité ». Régénération des noisetiers, plantation de châtaigniers, rénovation des bâtiments et installation d'une station d'arrosage, ce trentenaire n'a pas compté son temps et son argent pour mener à bien son projet.
Malgré cela, il y a quelque temps, « mon bailleur (1) m'a assigné devant le tribunal au motif que j'entretiens mal la propriété ». Un argument vite démonté par les juges mais qui ne vaut pas à Sidi la fin de ses ennuis.
Plainte à la gendarmerie
Car il y a quelques jours, c'est à son matériel agricole que des indélicats s'en sont pris. Moteurs démontés, pulvérisateurs mis hors services : on a manifestement voulu nuire à l'activité agricole de cet exploitant. Si Sidi Wague a bien déposé plainte à la gendarmerie, il a le sentiment de ne pas voir le bout de ses tracasseries, ce, alors même qu'il est au coeur d'une procédure de redressement judiciaire pour échelonner sa dette. « Car le produit de ma récolte est bloqué à la coopérative. »
Un tunnel sans fin pour Sidi qui a donc décidé d'arrêter de s'alimenter.
(1) Il ne nous a pas été possible de joindre ce dernier.