Alors voilà : ça se passe devant l'ancien palais de justice et nouvelle médiathèque ou dans la rue Fondespan avec ses jolis petits commerces de bouche et de nez. Ce n'est pas compliqué, pas besoin de s'inscrire à la Chambre de Commerce ou de se louer un pas de porte, les distingués narcos locaux n'ont qu'à s'asseoir sur les bancs ou déambuler tranquillos en faisant des sourires aux lycéens et lycéennes et les voilà qui rappliquent joyeusement, tels les enfants du joueur de flûte de Hamelin. Des petites choses circulent de poches en poches et nos bambins à l'avenir radieux sont prêts à suivre les gentils dealers jusqu'au fond de l'enfer. Et, attention, ça n'arrive pas qu'aux autres : ce gamin blond à l'air angélique ou cette fille si prop' sur elle, les vôtres, ils y sont aussi.
Quant aux "gardes" champêtres bazadais, quand ils passent, ils regardent de l'autre côté, dès fois qu'il y ait un mauvais coup à prendre... pour aller faire les sémaphores au carrefour, c'est moins dangereux.
Et, de toute manière, j'ai lu dans les nouvelles récentes que deux policiers de la région s'étaient fait arrêter pour trafic de drogue. Patatras.
Alors, les babos, on fait quoi, maintenant ? On va fumer un pétard pour oublier ?
Adiu,
Merlin