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Pesticides 0603

six fois moins de résidus de pesticides chez les petits de 2 à 4 ans qui mangent bio

Les enfants de 2 a 4 ans nourris d'aliments biologiques ont des concentrations de residus de pesticides six fois moins elevees que ceux qui mangent les produits de l'agriculture industrielle. C'est ce que revele une etude recente qui s'est interessee a la contamination par les pesticides organophosphores, une categorie d'insecticides toxiques du systeme nerveux.

Pour les besoins de l'etude, deux groupes d'enfants ont ete constitues : 18 enfants ayant une alimentation biologique et 21 enfants ayant une alimentation habituelle. Les chercheurs ont limite leur enquete aux enfants de 2 a 4 ans, car il s'agit du groupe d'age le plus a risque : ces enfants mangent de grandes quantites de nourriture proportionnellement a leur masse corporelle et ils ingerent les aliments ayant la plus grande concentration de residus de pesticides (tels les legumes et les fruits).

Les chercheurs ont ensuite demande aux parents de noter pendant trois jours tous les aliments consommes par les enfants. Une journee plus tard, les chercheurs ont procede a un prelevement d'urine. Cinq types de pesticides, frequemment pulverises sur les cultures, etaient recherches (malathion, azinphos-methyl, parathion, oxydemeton-methyl, phosmet) et ont ete trouves a de fortes concentrations chez les enfants qui n'avaient pas mange bio.

A la suite de l'analyse des resultats, les chercheurs ont conclu qu'une alimentation comprenant des fruits et des legumes biologiques peut reduire considerablement le taux d'exposition aux pesticides, en deca meme des valeurs limites fixees par l'Agence de protection de l'environnement americaine (EPA).

Source : Cynthia L. Curl, Richard A. Fenske, Kai Elgethun. Organophosphorus pesticide exposure of urban and suburban pre-school children with organic and conventional diets. Environ Health Perspect October 13 2002. et Eco Bio.info

Telechargeable sur :

ce site


Les enfants plus sensibles aux pesticides !

A l’heure ou l’UIPP continue à faire la promotion des pesticides en France, les études qui montrent la vulnérabilité des foetus et des enfants aux pesticides s’accumulent.

En voici deux :

Une étude épidémiologique publiée dans le numéro de mars de la revue Pediatrics montre que les enfants équatoriens étudiés dont les mères ont été exposées aux pesticides pendant leur grossesse ont une tension artérielle plus élevée et une capacité à recopier des figures géométriques amoindrie. L’étude conclut que l’exposition prénatale aux pesticides peut causer des dommages neurologiques durables. La recherche était menée par une équipe conduite par Philippe Grandjean , professeur au département de santé environnementale de la Harvard School of Public Health ", et était soutenue par le Danish Medical Research Council. Le professeur Grandjean a déclaré que : « Ces résultats suggère qu’une plus grande attention devrait être portée à la protection du cerveau en développement et qu’une plus grande marge de sécurité devrait être mise en place pour protéger les foetus et les enfants des expositions aux toxiques »

source : PEDIATRICS Vol. 117 No. 3 March 2006, pp. e546-e556

Résumé en anglais consultable à :
MDRGF

Une recherche conduite par le professeur Brenda Eskenazi ,University of California, Berkeley, montre que les nouveaux nés peuvent être de 65 à 164 fois plus sensibles à certains pesticides comme le chlorpyrifos ou le diazinon que les adultes . Ils avaient en moyenne de 65 à 164 fois moins de PNO1 (une enzyme permettant de détoxifier les organophosphorés) que la moyenne de leurs mères. La nouvelle étude a été publiée dans le journal scientifique Pharmacogenetics and Genomics en mars 2006. Cet étude met en évidence la nécessité de mettre en place des facteurs de précaution élevés dans toutes les démarches d’évaluation du risque touchant le foeus ou le jeune enfant, ce qui n’est pas le cas actuellement. Elle révèle surtout l’urgence de réduire l’exposition des enfants aux pesticides en privilégiant une alimentation à base de produits issus de l’agriculture biologique, qui ne contient pas de résidus de pesticides de synthèse.

Source : Furlong, Clement E., Nina Holland, Rebecca J. Richter, Asa Bradman, Alan Ho and Brenda Eskenazi. 2006. "PON1 status of farmworker mothers and children as a predictor of organophosphate sensitivity," Pharmacogenetics and Genomics 16:183-190.

Retrouvez le MDRGF sur son site internet : MDRGF

 modif | admin • màj : 20 mars 2006 à 00h20