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Le Transport Des Aliments Par Avion

"Ne mangez pas d'ananas à Noël, je vous en supplie!"

Mangez local quand l'alternative est possible! lire la suite de l'article
Le ministre italien de l'Agriculture appelle les Italiens à se passer d'ananas pour leurs repas de fêtes. Luca Zaia espère convaincre ses concitoyens de renoncer aux produits importés au profit des spécialités locales.
"Ce n'est pas une campagne contre l'ananas", dit-il! "Mais ce fruit exotique est un symbole du produit qui fait 2.500 km pour arriver sur nos tables, alors qu'en Italie on cultive 4.500 produits typiques", a-t-il expliqué.  
S'ils veulent des fruits, les gens peuvent manger des oranges, des mandarines, des pommes et des kiwis", insiste Luca Zaia, soulignant que l'Italie est un grand producteur de kiwis.
Pour autant, le ministre assure qu'il ne veut pas priver les Italiens de leur expresso, même si l'Italie importe aussi son café, car il n'y a pas d'alternative locale.

Le même message n'a pas été lancé dans d'autres pays c'est dommage pourtant, car en favorisant ainsi l'alternative du consommer local , on lutte aussi contre les effets de serre, et permettons à des petits paysans de vivre du fruit de leur métier, plutôt que des aides européennes, en ces temps de crise, l'idée est sûrement à exploiter pour d'autres produits que l'ananas et certainement ailleurs qu'en Italie.

A lire une étude sur le voyage des aliments autour de la planète, leur impact environnemental des transports (site belge)
Pour comparer l'impact environnemental du transport des denrées alimentaires, on choisit généralement d'examiner un paramètre, ce qui est plus simple que de prendre en compte tous les impacts cités ci-dessus. Le paramètre le plus couramment utilisé est la quantité de rejets de CO2. L'unité utilisée est la tonne kilomètre, ce qui équivaut à la quantité de CO2 générée par le transport d'une tonne d'aliment sur une distance d'un kilomètre (Defra (2005). The Validity of Food Miles as an Indicator of Sustainable Development )

Bateau: 15 à 30 g/ tonne km Train: 30 g/ tonne km
Voiture: 168 à 186 g/ tonne km Camion: 210 à 1.430 g/tonne km (Les valeurs varient fortement selon le type de camion. Généralement, un grand camion émet plus de CO2 qu'un petit camion;
les camions frigorifiques émettent jusqu'à 800g CO2/tonne km en plus qu'un camion non réfrigéré.)
Avion: 570 à 1.580 g/ tonne km (E. Millstone & Tim Lang (2003).

  • 1 kg d'ananas du Ghana: 5 kg de CO2 rejetés
  • 1 kg de carottes de l'Afrique du Sud: 5.5 kg de CO2 rejetés
  • 1 kg de laitue de Californie: 5 kg de CO2 rejetés.

En comparaison, le transport du même ananas par bateau engendre environ 50 g d'émissions de CO2.

On peut se demander dès lors pourquoi les aliments sont-ils transportés par avion?
La réponse est assez simple: pour amener le plus rapidement possible aux consommateurs des denrées produites aux quatre coins du monde et assurer ainsi une offre constante et variée tout au long de l'année. Beaucoup de consommateurs ont perdu le sens des saisons et sont habitués à manger des fraises même en hiver.

Les produits le plus souvent transportés par avion sont les fruits et les légumes. En Angleterre, ces produits représentent plus de 2/3 de tous les produits alimentaires transportés par avion (Defra (2005). The Validity of Food Miles as an Indicator of Sustainable Development).

Ainsi, une étude réalisée en Angleterre a montré que 11% du total des émissions de CO2 générées par le transport des denrées alimentaires, sont imputables au transport aérien. La majeure partie des denrées importées par avion (80%) trouvent place dans la soute à bagages des vols destinés aux personnes. Les 20% restants sont importés via des avions cargos.

La tendance est à une augmentation des transports par avion cargo, pour les denrées alimentaires. Cette tendance est telle que depuis 1992, on enregistre une augmentation de 140% du transport aérien des produits alimentaires.

A y lire aussi les aberrations des aliments transportés en aller-retour inutiles,

En 1999, la France a exporté 3.515 millions de tonnes de lait, et au cours de cette même année, en a importé 1.641 millions de tonnes.
En 1998, l'Angleterre a exporté 60.000 tonnes de poulet vers les Pays-Bas, et en même temps l'Angleterre a importé 30.000 tonnes de poulet des Pays-Bas.
Le cas des crevettes belges parait encore plus absurde. Les crevettes sont récoltées à la côte belge, puis elles sont transportées au Maroc pour être nettoyées et reviennent ensuite en Belgique pour être vendues. Apparemment, quelques milliers de km de transport coûtent moins cher que la main d'oeuvre en Belgique.

Un autre monde est il vraiment possible ? Tout est définitivement entre les mains du petit consommateur, même à faible pouvoir d'achat

 modif | admin • màj : 08 février 2009 à 22h24