Adiu Sud-Gironde le "village global local"

BioService

Accueil

Les Producteurs

Visites
Conférences
Stage cuisine
Recettes
Sortie-Nature
Evènements passés

Ecogîtes
Cours de cuisine
Magasins bio
Restaurant bio
Restauration collective
Cosmétique bio
Les liens
Décroissance
Textes et réflexions

L'association

La Liste de diffusion
Envoi de façon irrégulière des nouvelles des alternatives, sur la bio, l'écologie, les annonces locales ou plus lointaines. Plus de 300 familles abonnées.
Cliquer pour s'abonner -> mailto:bioservicegironde [arobase] wanadoo [point] fr?subject=abonnement%20liste%20de%20diffusion.

Fleurs de poirier

Alternative Santé
Cuisine Bio

La revue S!lence
La Maison Ecologique
L'Ecologiste
Le journal l'âge de faire
Les Quatre Saisons du Jardinage
Nature et Progrès
Quelle santé

Les micro-sites édition Menu

 
 

La Bio Un Mode De Vie

Au fil du temps, nous nous sommes aperçus que les critiques les plus importantes sur les produits biologiques concernaient leurs prix. Or, les agriculteurs, les éleveurs, les transformateurs et aujourd'hui les distributeurs qui ont choisi d'être en bio doivent payer le surcoût des opérations de contrôles effectués par des organismes certificateurs. Les aides à la conversion ne sont allouées que pour dépolluer des terres chimiquées pour les faire passer en bio. Mais ceux qui cultivent en bio depuis 10, 20, 30 ans n'ont droit à aucune aide, si ce n'est les subventions versées au titre de la PAC aux céréaliers, producteurs d'oléo-protéagineux, et aux éleveurs de bêtes à viande.

Nous avons concentré nos efforts pour faire savoir à nos adhérents que s'ils mangeaient moins de viande, un peu de poisson, des oeufs et plus de céréales complètes ou demi-complètes associées à des légumes et à des légumineuses, non seulement leur budget s'en trouverait allégé, mais leur santé et celle de leurs enfants s'en ressentirait grandement.

Travail de fourmi, il est vrai, d'autant plus que nous avons découvert que les plus acharnés à manger de la viande dans une famille étaient le plus souvent les hommes, dont les mères attentives aux conseils d'experts nutritionistes mangeurs de viande étaient persuadées de rendre leur progéniture plus apte à affronter les viscissitudes de la vie par un tel régime. Il n'est que de voir les panneaux publicitaires lumineux plantés au bord des routes montrant « des saucisses ou des cuisses de poulets à des prix défiant toute concurrence » pour faire le lien avec les poulets et les cochons élevés en batteries par milliers dans des conditions abominables, avec une alimentation industritelle plus que douteuse (soja et maïs OGM, farines animales, antibiotiques, etc…)

Or, les entreprises de la grande distribution : ces entreprises de sape de l'économie locale et française avec l'aide des publicitaires ont savamment distillé leur unique argument : celui des prix bas. Ils ont ainsi réussi à faire croire aux consommateurs qu'ils allaient acheter plus en payant moins cher les produits. L'emballage, la présentation, les couleurs font l'objet de savantes recherches au niveau des attentes et des pulsions psychologiques de l'acheteur. Mais le client considéré au début du siècle dernier comme le « client roi », n'est plus aujourd'hui qu'un « pigeon » qui tombe facilement dans les filets tendus par les merchandisers dès avant de passer la porte d'un supermarché.

La composition des produits est rendue obligatoire par les textes de loi mais elle est souvent illisible sur l'étiquette. En ce qui concerne la viande et tous les produits vendus à la coupe, les conditions d'élevage, de soins en cas de maladies, les conditions de transport et d'abattage, et les conditions de conservation sont totalement occultées. Circulez, il n'y a rien à voir !

Sans parler des conditons de travail des femmes et des hommes qui quotidiennement nourrissent, changent les litières dans les élevages, tuent, découpent, désossent dans les abattoirs et débitent, évissèrent à la chaîne des milliers d'animaux qui furent un jour vivants, mais dans quel monde ? Les conditions des employés sont telles qu'ils doivent se mettre un mouchoir sur la conscience pour pouvoir faire vivre leurs familles, tout en acceptant de participer à de tels procédés réalisés pour le profit de quelques uns pour nourrir le plus grand nombre. Mais fort heureusement ceux-ci ne posent pas de questions.

Aujourd'hui un autre constat nous apparaît : certains produits bio sont plus chers en effet, mais pas tous, loin de là. Des comparaisons prix à prix réservent des surprises en faveur de la bio et c'est à chacun de jouer au détective.

Chez soi en famille, pensez aux plaisirs des crudités, des salades de saisons, des basconades, des mélanges sucré-salé. Nombreux sont ceux qui ont découvert le quinoa, le millet, le sarasin, le riz et les pâtes demi-complètes, la polenta, des légumineuses tels que les pois chiches, les pois cassés, les lentilles corail, les lentilles vertes, les haricots blancs, les gros, les moyens, les petits, les azukis, les haricots rouges. Il y a une grande diversité de couleurs et de goût. Les algues, les graînes germées, les épices, et les herbes arômatiques ajoutent par leurs variétés aux plaisirs de la table.

De la préparation d'un repas à la sensation de la dernière saveur encore dans la bouche, le temps que chacun y consacre et la manière de faire est une question de choix, une question de libre-arbritre. A chacun d'en user.

F.C. Le Bourdieu le 8 janvier 2006

 modif | admin • màj : 20 mai 2008 à 17h57