|
Adiu Sud-Gironde le "village |
BioServiceVisites
Ecogîtes
La Liste de diffusion
![]() La revue S!lence
Les micro-sites
|
Petit Historique
![]() Fin des livraisons à domicile de produits bioDepuis décembre 2006 nous avons décidé d'arrêter les livraisons à domicile. En effet, de locales les boucles se sont faites beaucoup trop vastes. Nous faisions presque 300 kms pour l'ensemble des tournées du mercredi, de Barsac, jusqu'à Noaillan pour aller chercher le pain, puis St Symphorien, Préchac, Bernos Beaulac, Bazas, Langon, St Macaire, Toulenne pour Michel, et Barsac, Noaillan, Budos, Landiras, Podensac, Le Tourne, Portets, St Selve, St Médard d'Eyrans, et retour sur Barsac pour moi.
Arrêt de l'activité "marché de Cadillac"Un autre événement allait nous pousser vers cette solution : l'heure de la retraite allait sonné pour moi début mai 2007. Nous avons cependant continué le marché hebdomadaire du samedi matin à Cadillac jusqu'à la fin de l'année. Lors de l'Assemblée Générale de l'association en juin 2007, Christine Lefèvre a décidé de ne plus se représenter au poste de présidente. Elle vivait maintenant à Bordeaux, et ne venait que rarement dans le sud-Gironde. C'est donc tout naturellement que je me suis présentée au poste de présidente et ai été élu, alors que Jean-Pierre Verret restait au poste de secrétaire et Christine Labat à celui de trésorière. Durant tout le dernier trimestre 2007, nous avons cherché des successeurs pour reprendre l'activité de produits secs sur le marché de Cadillac sans succès. Nous avons donc arrêté l'activité « marché » fin 2007. Nous espérons toujours que d'autres producteurs ou marchands de produits bio seront intéressés par la rue de la bio. Nous recherchons un boucher, un fromager, un poissonier, des plants et fleurs...
le 26 mai 2008 L'association Bioservice est née d'un cheminement personnel et d'un constat.CHEMINEMENT PERSONNELAu printemps 1998, j'ai aidé Jean Luc Dupuy - notre ami hélas trop tôt disparu - maraîcher bio et guitariste de surcroit, à faire ses tournées de livraison qu'il avait commencé en Sud-Gironde. Cela faisait plus d'une vingtaine d'année que Michel cultivait un potager en produisant toutes sortes de légumes à Tabanac d'abord, sur les côteaux de l'Entre-Deux-Mers, puis ensuite ici à Barsac dans la Vallée de la Garonne. Des terres qu'on appelle « palus » et qui sont très fertiles car elles sont inondables. Sur cette terre, nous avons décidé de planter des arbres fruitiers. Ce fut chose faite à l'automne 1986 grâce à Michel qui a creusé chacun des trous devant recevoir les cerisiers, pruniers, pommiers, pêchers, cognassiers, poiriers, noyer, noisetiers. Puis nous avons attendu. Car pour un arbre fruitier à l'exception du pêcher qui produit rapidement des fruits, il faut bien attendre entre 8 et 10 ans pour obtenir une récolte digne de ce nom. Depuis longtemps nous achetions quelques produits bio. On se fournissait chez Dr Knock lorsqu'il était rue de la Rousselle à Bordeaux. Mais il nous a fallu beaucoup d'étapes avant de ne consommer que des produits bio. Le pain bien sûr, les pâtes, le riz et encore « le blanc ». Je ne savais pas faire cuire les céréales complètes et je me souviens de mes premières tentatives de repas macrobiotique au restaurant « Le Nara » ou au « Nyoti » à Bordeaux, desquels je ressortais l'estomac tordu de douleur parce que j'engloutissais le riz complet sans le mâcher entre 30 et 40 fois par bouchée. J'ai continué très longtemps à m'accrocher aux pâtes en carton, à l'huile d'arachide raffinée, au beurre et à la crème fraîche de supermarché uniquement pour la raison que les mêmes en bio « c'était plus cher » et que nos revenus n'étaient pas très élevés. Et puis, j'ai commencé à lire des informations sur le mode de fabrication de l'huile d'arachide justement, sur les grandes cultures céréalières, sur la viticulture et l'arboriculture. J'ai pu constater l'utilisation de plus en plus fréquentes des pulvérisateurs dans ces cultures. J'ai appris a différencier les engrais : les fameux NPK pour doper la plante, des produits phytosanitaires : fongicides contre les champignons, les insecticides contre les insectes, les pesticides contre les maladies de toutes sortes et les désherbants, sélectifs ou non. A Barsac, Nous sommes entourés de champs qui pendant 20 ans ont produit année après année du maïs. Des champs de plusieurs hectares de pêchers ont été arrachés à notre arrivée, puis replantés en cerisiers. Après quelques années, eux aussi ont été arrachés et brûlés en d'immenses tas incandescents. Aujourd'hui ce sont des kiwis qui les remplacent. Ils sont équipés de petites chaufferettes, qui en cas de gelée au moment de la floraison s'allument sur plusieurs hectares. Un autre système pulvérise de l'eau, je ne sais pas à quoi il sert, mais j'ai déjà vu fonctionner tous ces jets au petit matin en plein hiver. Ce qui m'a décidé complètement, c'est d'entendre le témoignage d'une femme vétérinaire dans la région m'expliquer que les cochons étaient élevés en batterie, un terme qui signifie élevage concentrationnaire. Que ces pauvres bêtes recevaient tous les jours « une pâté médicamenteuse » composée d'un savant mélange dont la recette était jalousement gardée - secret industriel oblige - assaisonnée d'antibiotiques. On a su après le scandale de la vache folle qu'ils avalaient des farines animales avec du soja et du maïs. Fin 97, début 98 sont arrivées les premières cargaisons de soja et de maïs transgéniques ou OGM (Organisme Génétiquement Modifié) en provenance des Etats-Unis. Sans information aucune du grand public sur ces nouveaux produits, Alain Juppé, notre Premier Ministre d'alors, avait accepté de les laisser entrer. C'est ce moment-là que José Bové et ses compagnons de la Confédération Paysanne ont choisi de détruire des lots de semences de maïs OGM en Lot-et-Garonne. CONSTATLes instances et organismes officiels chargés de l'Agriculture et de l'Alimentation tant au niveau national, que départemental n'avaient pas comme priorité de fournir une alimentation saine à ses habitants et leurs enfants. Nos paysans ont oublié qu'ils avaient la charge d'entretenir en « bon père de famille » notre terre nourricière. Parmi les conseillers de nos administrations, les syndicats, les banquiers, les organismes de santé, les techniciens de l'agroalimentaire, qui s'est inquiété du devenir de ces terres agricoles après la mise en oeuvre d'une agriculture industrielle, intensive et productiviste ? Qui s'est soucié de la santé de ses paysans et de leurs enfants ? Qui a voulu entendre parler de la faillite des agriculteurs et de leur honte à devoir perdre l'héritage de leurs pères ? Pire, on commençait à constater les dégâts au niveau de la perte d'humus des terres qui conduisait les agriculteurs à utiliser de plus en plus d'engrais et de pesticides. Et d'autre part, eux-mêmes et leurs employés payaient le prix fort du à la fréquence d'emploi des pesticides sans aucune protection. Ils ont développé de nombreux cancers, anormalement plus élevés que dans le reste de la population, des allergies, des stérilités et perturbations hormonales et des malformations génitales chez leurs enfants. On soupçonnait les maladies dégénératives de n'être pas étrangères aux résidus qui se retrouvaient dans l'alimentation, les fameuses Limites Maximales de Résidus autorisées par le Ministère de l'Agriculture. Donc il devenait urgent de faire savoir qu'il existait une agriculture qui se différençiait du modèle dominant : l'Agriculture Biologique Une agriculture qui n'impose pas au citoyen un rapport bénéfices/risques lié au simple fait de manger. Il fallait alerter tous ceux qui voulaient bien l'entendre par des actions locales sur les dangers encourus. Il fallait leur rappeler les vraies valeurs, celles qui avaient permis la survie de l'espèce depuis le début de notre histoire. Il fallait que l'idée même de la pensée unique d'une agriculture productiviste, intensive et chimique soit combattue parce que d'autres modèles existent en Europe et dans d'autres parties du monde et sont viables : les agriculteurs peuvent vivre de leur travail tout en respectant les sols, les ressources en eau, l'air et ils ne laisserons ni dettes, ni casse-tête aux générations futures. Ces alternatives, partout où elles le peuvent ont commencé à se mettre en place.
Le projet de l'association a muri tout l'été pour voir le jour en octobre 98. Il s'agissait de faire la promotion de l'Agriculture Biologique, la seule qui s'était engagée depuis les années 50-60 1.à ne pas utiliser de produits chimiques de synthèse,
A l'aide de trois amis de longue date, Christine Lefèvre, artiste plasticienne, Françoise Perraud, et Jean-Pierre Verret, tous deux instituteurs nous avons créé l'association Bioservice. Barsac, le 30 décembre 2005 |