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Appel
Pour le droit à une alimentation saine et équilibrée pour tous,Pour une politique foncière agro-écologique,Pour l’emploi des jeunesIntervenons ensemble dans le débat des régionales 2010Faire de la question alimentaire une priorité en matière de développement, ce n’est pas revenir en arrière, mais bien répondre aux défis auxquels l’humanité est confrontée (crise alimentaire, préservation de la biodiversité, changement climatique). C’est aussi et surtout ouvrir à l’ensemble de nos concitoyens une perspective d’emplois, et d’emplois utiles, que ni l’industrie, ni les services ne peuvent à eux seuls satisfaire. C’est répondre aujourd’hui à une demande sociale émergente de la part de jeunes, de plus en plus nombreux, de plus en plus qualifiés, qui aspirent à s’installer professionnellement dans l’agriculture nourricière. C’est répondre aux difficultés d’approvisionnement de la restauration collective en matière d’alimentation de qualité et de proximité. Faire de la question alimentaire une priorité, c’est construire avec le Sud une réponse durable pour en finir avec la faim, en fondant la souveraineté alimentaire, du niveau local au niveau international, sur des politiques agraires favorisant la multiplication des lopins vivriers et sur la création de filières de formation et d’installation massive de jeunes dans les métiers de l’agro-écologie et de l’alimentation saine. Faire de la question alimentaire une priorité, c’est remettre en cause les politiques d’aménagement du territoire et d’urbanisme qui consomment en France l’équivalent de 60 000 hectares par an d’espace agricole, soit la disparition d’un département tous les six ans. C’est utiliser le foncier pour changer de développement et permettre aux citoyens de reconquérir de nouvelles libertés, de nouveaux droits. Faire de la question alimentaire une priorité, c’est freiner le développement des grandes surfaces et soutenir le commerce de proximité indépendant, le développement des marchés de plein air et celui des infrastructures de transformation et de stockage. Faire de la question alimentaire une priorité, c’est remettre en cause un développement économique qui s’accommode, depuis plusieurs décennies, d’un niveau de chômage et de précarité salariale élevés, n’épargnant aujourd’hui aucune classe sociale. Et qui, pour préserver des privilèges exorbitants de quelques uns, conduit nos dirigeants à sauver sans contrepartie un système financier malfaisant et injuste, en chargeant les contribuables, les salariés, et les générations futures d’un très lourd fardeau, sans servir l’économie. Faire de la question alimentaire une priorité conduit à :
Faire de la question alimentaire une priorité, c’est donc l’affaire de tous. Dans le prolongement de l’action « Alimentons l’Europe » lancée en mai dernier par Minga et Nature & Progrès pour interpeller les candidats aux élections européennes, les élections régionales de mars prochain doivent être l’occasion de mettre ces questions au premier plan en invitant chaque candidat à se déterminer sur des objectifs précis et quantifiés qui se traduiront notamment par :
Aujourd’hui, la semence est devenue également une marchandise confisquée par le droit de la propriété intellectuelle et la terre un objet de spéculation sans précédent, alimenté notamment par l’étalement urbain et le mitage de l’espace rural. La mise en débat public de ce sujet va donc soulever de fortes oppositions. Ce n’est pas un hasard si les timides tentatives réglementaires de protection n’aboutissent pas (loi de 2005 sur le développement des territoires ruraux). Forts de ce constat, nous appelons donc à la constitution d’une large mobilisation citoyenne pour s’organiser autour de groupes régionaux afin de concrétiser des propositions en rapport avec les territoires de chaque région avant la fin de l’année. A l’initiative de Minga, Nature et Progrès, Frères des Hommes Premiers signataires : Réseau Semences Paysannes, Amis de la Terre France, Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ), Coopaname, Action Consommation, Confédération Paysanne, Réseau Ecobatir, les AMAP d’Ile de France, de Rhône Alpes, du Limousin et de la Région PACA, Terre de Liens Rhône-Alpes, FNAB - Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France, Fruits Oubliés Réseau, Slow Food France, Agrisud International, Alliance Paysans, écologiste, consommateurs Loire, terre et Humanisme, les AMAP de la Région Nord Pas-de-Calais, La Fédération des AMAP de Picardie Personnalités : Dominique Méda (agrégée de philosophie), Jean Gadrey (professeur d’économie), Jacques Testart (directeur honoraire de recherches à l’INSERM), Isabelle Stengers (philosophe, Université Libre de Bruxelles), Christian Jacquiau (diplômé d’expertise comptable), Christian Vélot (maître de conférences en génétique moléculaire à l’Université Paris Sud), Michel Onfray (philosophe), Marc Dufumier (ingénieur agronome et professeur à AgroParisTech), Philippe Desbrosses (agriculteur, docteur en Sciences de l’Environnement), François Plassard (ingénieur en agriculture, docteur en économie), Olivier Porte (réalisateur), Gilles Clement (paysagiste), Susan George (écrivain), Edouard Chaulet (Maire de Barjac), Jean-Paul Jaud (réalisateur du film "Nos enfants nous accuseront"), |