Oser dire ce texte est assez proche d’oser rester en vie d’oser continuer à se travailler comme pour en finir plus lentement plus lucide dans l’extrême émotion qui nous étreint à chaque lever de jour, à chaque lever de rideau, à chaque confrontation avec soi et l’autre. Une émotion sur le fil d’une certaine lucidité.
Alors dire ce magnifique, ce très long poème sur la posture périlleuse de l’artiste, c’est se questionner encore, se désirer encore, c’est découvrir la lumière éblouissante d’un avenir flou, c’est désirer encore désirer.
Le texte a été dit (Martine Amanieu) le 26 août à la tombée de la nuit, face à la vallée de la Garonne, au domaine de Malagar à Saint-Maixant. Un musicien percussionniste (Yoann Scheidt) et une danseuse (Muriel Barra) travaillaient sur leur expression artistique, en réflexion sur la poétique de leur présence.
Lumières : Dominique Bouchet. son : Loic Lachaise.
Une grande part était donnée à l’improvisation.
Extrait :
"Que nous importe à toi et à moi un bon acrobate, tu seras cette merveille embrasée, toi qui brûles, qui dure quelques instants. Tu brûles, sur ton fil tu es la foudre, ou si tu veux encore un danseur solitaire. Allumée je ne sais par quoi qui t'éclaire et te consume à la fois c'est une misère terrible qui te fais danser. Le public ? Il n'y voit que du feu, et croyant que tu joues, ignorant que tu es l'incendiaire, il applaudit l'incendie."
Vidéos :
introduction. Yohann Scheidt, percussions (1mn34)
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