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25 février 2012 à 20h30 à la salle des fêtes de Seignosse dans les landes : le monologue pour voix seule.
9 mars 2012 au liburnia à libourne à 20h45 création de j'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne de JL Lagarce.
photo de Gérard Blot
Compagnie de l’Ane Bleu
17 résidence des Genêts d'or
33840 Captieux
Tél. Fax : 05 56 65 23 66
e-mail : ciedelanebleu [arobase] wanadoo [point] fr -> mailto:ciedelanebleu [arobase] wanadoo [point] fr
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réflexions :
janvier 2012 Les répétitions sur la pièce de J.-L. Lagarce, J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne, avancent à la vitesse d'un vent de tempête. La résidence au théâtre Jean Vilar à Eysines vient de se terminer ; prochaine étape en février à Bergerac et dans la foulée nous serons au théâtre le Liburnia à Libourne du 27 février au 9 mars pour la création.
mars 2011 Nous avons donné Rimbaud au Théâtre en Miettes à Bègles... dans l'indifférence générale. Ce beau mois de mars si riche en imprévisibles, mais certains disent déjà que çà va bien avec Rimbaud, alors maintenant cette incroyable catastrophe, au japon, le fantôme de Tchernobyl qui frappe. Mais peut être tant de souffrances vont-elles enfin changer notre façon de penser le monde ? L'obligation de penser autrement est là peut être subitement, tiens, il me revient en mémoire ce haiku: "tout est cendre volant légère sitôt la bouche ouverte j'avale un peu du monde entier"... et j'en fais quoi ?
juin 2010 ces textes qui m’accompagnent : Duras, Rimbaud, Lagarce, Cortazar.
Pourquoi une écriture s’impose à soi, se fait pressante, se fait voix, vous habite-t-elle ? Peut-être parce qu’elle sait vous parler, de vous, de vos incertitudes, de vos espoirs, de vos désirs, qu’elle met des mots sur votre enfance, cette enfance avec laquelle je bâtis mes jours, dont je ne me lasse pas de cultiver la mémoire pour me rappeler d’où je viens, ses chemins et leurs ornières, les odeurs d’animaux et d’herbe et de fleurs, pour apprendre à vieillir avec elle, avec ce même regard pénétrant et effaré que porte l’enfant sur ces aînés, enfin peut-être que ce n’est pas tant l’histoire, ou les thèmes abordés, mais la façon de faire sonner les mots, de les assembler, de les ouvrir vers un maximum de possible pour continuer à éclairer cette part d’humanité que je sais posséder, avec laquelle je compose chaque jour en secret, avec laquelle je tend la main à l’autre.
suite...
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