Adiu Sud Gironde le "village |
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Pseudo-carnets de haïkus alphabétiques & photographies, l'iconoclaste n'est pas sérieux. |
Adieu mounaqueRoman policier en ligne, feuilleton polar local, social, politique et burlesque.
Chapitre I : Pas de pitié pour la péraquette : Chapitre II : Pas de printemps pour les Bazadaises : Chapitre III : Murmures et bataclam : Résumé
Les micro-sites
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Resume
Résumé. Dans les derniers épisodes, l'héroïne blonde aux yeux bleus Marina Gondoval de Poulizac, née Gevers d'une famille populaire flamande, et qui a fait la terrible erreur d'une mésalliance avec un aristocrate français nommé Charles Edouard, l'attend en vain et commence à se poser des questions au sujet de sa fidélité. C'est bien la première fois car elle a habituellement des centres d'intérêt moins petitement domestiques. La vie des autres ne l'intéresse pas. Elle vit aux Bordes avec ses enfants, Winnie, un garçon de quatorze ans, des jumeaux de six ans et sa mère Marieke, surnommée Bo. Le dressage de ses chevaux l'absorbe énormément. Elle rêve d'avoir un jour son propre spectacle d'écuyère mais l'ornière du mariage n'y conduit pas. " Ce qui l'attirait en lui était la découverte d'un autre monde possible, des habitudes inconnues, un milieu. Quand il lui dit pour la première fois : "Ma grand-mère est comtesse, un jour, je serai comte car je suis l'aîné mâle des descendants," elle lui demanda s'il y avait des digues sur la Garonne, il lui répondit que oui, il y en avait, et la regarda bouche bée. Elle sourit mystérieusement. Sa première pensée avait été pour le livre que lui lisait sa mère quand elle était enfant : "La comtesse des digues."
Winnie lui ressemble énormément à la différence de son goût pour les chevaux, il fait ce qu'il veut, hurle et court sur les pistes des Landes avec son copain Benoît, ne rêve que de combats épiques. Sa rencontre suivie d'un pugilat avec Miel Bos, l'étrange fils de l'agriculteur hollandais voisin, exacerbe en lui cette tendance. Il se confie à sa grand-mère bien-aimée la comtesse Armelle qui sait toujours trouver les mots pour l'empêcher de délirer. Il en veut à son père d'être trop souvent absent et s'estime le seul vrai protecteur de sa mère. A Biarritz, le mari de Marina, Charles Edouard G. de P. s'est retrouvé à l'hôtel avec Justine, la nouvelle commerciale embauchée par son cousin Bertram dans leur entreprise commune de meubles high tech. Depuis, il est habité par la vision callipyge de cette véritable bombe sexuelle au point qu'aucune autre pensée n'atteint la région de son cerveau. Pendant ce temps, le maire du village, tante Alice Gondoval de Poulizac – ou G. de P. pour faire simple – espionne régulièrement Marina pour trouver la faille car elle la considère comme une extra-terrestre, une créature indigne de faire partie de la famille. Le reste du temps, quant elle ne gère pas la mairie, elle écrit aux instances publiques pour accomplir sa mission de nettoyage social car elle voudrait faire du village de Saint-Pardon de Croc (Croc, ça veut dire corbeau en patois), un deuxième "Le Bouscat" peuplé uniquement de propriétaires terriens économiquement corrects, ce qui, de nos jours, équivaut à une mission impossible mais rien n'arrête notre élue dans sa croisade. Et ne croyez pas que cette attitude soit liée à ses origines car chaque milieu social a produit son abjection dans l'Histoire, ses assassins ou ses collabos. La différence entre eux réside uniquement dans le fait que certains ont plus à perdre que d'autres. Dans une récession, les petits bourgeois et les prolos se retrouvent dans la même galère, sauf que le chauffagiste, le médecin ou le notaire perdent leur résidence secondaire tandis que l'ouvrier agricole se retrouve SDF ce qui est criminel à notre époque de soi-disant humanisme. A ce propos, l'évêque de Bordeaux a récemment déclaré devant ses ouailles non sans ironie : "Certains ont spéculé et vont perdre de l'argent, mais ceux qui vont le plus perdre sont les plus pauvres et c'est à vous de les aider." Il a raison, du moins, en attendant une répartition des richesses équitable et un bouleversement des valeurs.
La comtesse Armelle Gondoval de Poulizac habite le château de famille actuel à Saint-Pardon avec son fils Sixte, magistrat à la retraite dont l'occupation consiste à observer les animaux… et tout ce qui bouge à la lunette du haut de son donjon. Il craint et respecte sa mère mais ne s'entend pas avec sa sœur Alice dont la situation de maire le fait ricaner, "il faut bien qu'elle occupe son veuvage, la pauvre".
En dehors du village, François Castaing, éleveur de la race bovine bazadaise, habite avec sa femme Sylvie une ferme bâtie dans le vieux château Poulizac ayant appartenu à la famille du même nom et convoitée par Alice.
Dans leur palombière, ils ont la visite de leur voisin de forêt, Albert Téchoueyres, inspecteur de police en week-end, personnage longiligne et lugubre dont l'amateurisme en matière de chasse à la palombe les ravit. Françoise lui pose des questions quant à la responsabilité des gens en cas de suicide, pour faire enrager Jacquot. Ses "impressions" éveillent la curiosité de Téchoueyres pour qui tout lièvre levé est à débusquer. Claudette Goudenèche, agent immobilier que les scrupules n'étouffent pas, rêve quant à elle de faire vendre le château Poulizac à une célèbre actrice déjantée.
L'adjudant de gendarmerie Jules Quentin est lassé de la turbulence des habitants de Saint-Pardon de Croc. Il les a convoqués au sujet de la bagarre entre l'adjoint au maire et le Hollandais, il y a aussi le suicide choquant de cette si jeune mère de famille, tout cela au même endroit. Il a le curieux sentiment que ce n'est pas fini. Celui qu'il supporte le moins, c'est l'adjoint, ce Jacquot Bordessoules, un type dévoué à la mairie mais qu'il sent terriblement chauvin. Lui-même chtimi, se sait collé d'avance à l'examen de l'intégration. Il s'en fout, du moment qu'on ne vient pas l'emmerder dans sa fonction. Il est aussi intrigué par le jeune Miel, si sournois, qu'il sait coupable d'avoir provoqué la bagarre en traduisant faussement les dires de Jacquot à son père. Tout cela sent le drame à l'état latent mais tant qu'il ne se passe rien de concret, on ne peut que leur coller des contraventions pour conduite en état d'ivresse après leurs soirées de chasseurs et autres agaceries bovines. Il faudrait qu'il y ait un crime pour pouvoir les boucler… Ella Jacquet a été séparée de sa sœur et emmenée à Château Bara, une institution de Talence. Elle a l'impression d'être dans un monde irréel, c'est un cauchemar. D'autres personnages vivent dans cette histoire, comme Vanessa, dite Vanvan, la fille de Alice, une jeune femme sensible et peu sûre d'elle qui admire beaucoup la liberté et la sauvagerie de Marina, son frère Bertram plus haut cité, également Quitterie, la femme de Bertram qui ne partage pas ses goûts de luxe, leur préférant la musique et le Bon Dieu. Et ceux que je ne nomme pas ici mais qu'on trouve dans la page "personnages". Un arbre généalogique contemporain des Poulizac peut être consulté. |