Adiu Sud-Gironde le "village |
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Adieu mounaqueRoman policier en ligne, feuilleton polar local, social, politique et burlesque.
Chapitre I : Pas de pitié pour la péraquette : Chapitre II : Pas de printemps pour les Bazadaises : Chapitre III : Murmures et bataclam : Résumé
Les micro-sites
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Pas de pitié pour la péraquette
Première partie - chapitre 18 François avait pris sa vieille 2CV, celle dont il se servait pour aller dans la forêt et il roulait à présent comme un bolide, enfin, le plus vite possible sur le chemin mal entretenu de la Gatouneyre. Gatouneyre, ça voulait dire chatière mais aussi orifice par lequel entre la mauvaise fée, c'est bien connu. Il avait toujours dit que c'était un endroit maudit, un bout du monde. Lorsqu'il s'arrêta devant la maison en faisant couiner ses freins, la façade décrépie, l'aspect abandonné du jardin envahi de mauvaises herbes et de ronces, accentuèrent encore son impression. C'était un lieu pittoresque mais écrasant, tant on avait planté les pins à proximité de l'habitation contre toute logique, en supprimant l'airial, cette grande clairière entourée d'arbres aux feuilles caduques qui donnait aux fermes de la forêt des Landes leur caractère de paix et d'éternité. La maison, une landaise assez jolie dont on avait repeint les volets en vert, était plongée dans l'ombre la plus grande partie de la journée, ce qui avait certainement un avantage l'été mais rendait un sinistre effet d'aquarium l'hiver. François pénétra dans la cuisine dont la porte était ouverte, un froid glacial y régnait. Il parcourut les lieux d'un coup d'œil.
Il sursauta parce qu'un chat noir avait détalé d'un coup par la porte entrouverte. Ce n'était que le gat de la Gatouneyre. "Laminou", qu'il s'appelait. Il le savait parce qu'il entendait souvent la voix aiguë de Milène l'appeler de l'autre côté du ru. Cette petite vallée était une véritable caisse de résonance. - Madame Jacquet ! Vous êtes là madame Jacquet ?
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