Adiu Sud-Gironde le "village |
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Des japonais francophones nous invitent à les rencontrer sur le blog du Soleil Levant ; un lien que nous tissons depuis plus de 15 ans. |
Adieu mounaqueRoman policier en ligne, feuilleton polar local, social, politique et burlesque.
Chapitre I : Pas de pitié pour la péraquette : Chapitre II : Pas de printemps pour les Bazadaises : Chapitre III : Murmures et bataclam : Résumé
Les micro-sites
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Pas de pitié pour la péraquette
Première partie - chapitre 111 Claudette Goudenèche perdait la tête. D'un côté, il y avait Matoujalou et ce vieil imbécile de tonton Fayan qui résistait et de l'autre, le terrible pari de venir à bout de François Castaing, propriétaire du château de Henri IV, un pas commode. Il fallait qu'il vende, elle ne pouvait plus reculer. L'imagination de Claudette avait étincelé au firmament de la mégalomanie quand elle avait laissé entrevoir le château à Maxime Brun - entre parenthèses, pourvu qu'elle n'apprenne pas que c'était le jour où cette pauvre cloche de érémiste s'était pendue, ça la ficherait mal question présage - elle avait prétendu que le propriétaire était un aristo que sa famille avait mis sous tutelle parce qu'il tirait sur tout ce qui bougeait depuis que sa femme l'avait quitté pour un riche négociant en vin. L'affaire était presque réglée, avait-elle ajouté, une question de jour, ils viendraient bientôt le chercher pour le mettre chez les branques et on pourrait visiter. Cette histoire de mise sous tutelle était pleine de ressources. L'actrice avait trouvé ça très romantique, très "Les Mérovingiens", un film qu'elle avait tourné avec le grand Luc Pesson, inégalable metteur en scène, spécialiste des prises d'assaut de châteaux médiévaux, massacre par jets de poix brûlante, machines de guerre, torrents d'hémoglobine, viols et empalements. C'était exactement ce qu'elle cherchait, un endroit plein d'atmosphère où elle pourrait inviter l'équipe à dîner pour lui montrer ce qu'était un vrai décors d'époque et pas un Lego en résine de synthèse. En lui racontant ceci, elle avait avalé cul sec le contenu d'une fiole plate en argent d'où s'échappait un fumet de gnole parfumé à la poire Williams. "Le cinéma, c'est de la pourriture," avait-elle ajouté. Claudette était très flattée, elle sentait qu'elles devenaient amies, depuis que Maxime lui avait dit de sa voix rauque en la toisant : "Vous, vous seriez craquante dans une reprise de madame Sans-Gêne par Almodovar." Elle ne connaissait pas cette histoire et s'était promis de chercher le DVD dès qu'elle aurait le temps, pour enrichir sa culture. En ce moment, elle avait trop de travail. Les maisons partaient comme des petits pains, c'était la folie, il fallait en trouver d'autres, au train où ça allait, il n'y aurait bientôt plus rien à rénover, on passerait au neuf. Elle s'en foutait. Du moment que les prix restaient à la hausse, elle vendrait la décharge municipale transformée en loft avec piscine s'il le fallait.
* Charles Edouard ne se rappelait pas très bien comment il s'était retrouvé dans cette chambre d'hôtel sur front de mer.
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