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Adieu mounaque

Roman policier en ligne, feuilleton polar local, social, politique et burlesque.
Cette histoire a été écrite entre les deux tempêtes, se situant donc en deça de l'effet dévastateur de la troisième tempête appelée "récession" que les tronçonneuses de la république et les spéculateurs de l'autoroute ne pourront élaguer aussi facilement qu'un chêne sur une place de village.

Edith Gorren
 Contact avec l'auteur.

Dessin Edith Gorren - Adieu Mounaque. Polar en ligne.
  • Première partie :
  • Les gens de Saint-Pardon

Chapitre I : Pas de pitié pour la péraquette :

Chapitre II : Pas de printemps pour les Bazadaises :

Résumé
Personnages
Généalogie Poulizac

Les dessins de Adieu Mounaque

Dessins

La Galerie du peintre Edith Gorren, Bazas en Gironde.

Galerie Edith Gorren

Les micro-sites

 

Recherche :
Prologue

"Au nom des pouvoirs qui leur étaient conférés, ils étaient sûrs de leurs bons droits."

Adieu Mounaque - Rose marchait sous la pluie lorsque la mort la surprit. Dessin Edith Gorren

Rose ne comprit pas ce qu'il lui arrivait...

Adieu Mounaque- Dessin Edith Gorren

L'enfant courait comme un dératé, la peur au ventre. Il prenait une direction, puis une autre, désespérant de sortir du labyrinthe imbriqué dans un roncier si inextricable que ces boyaux seuls menaient aux rares issues. Et dire que c'était lui qui avait tenté de conserver ces parcours pour ses jeux, en taillant maladroitement la végétation si prolifique de cette dernière saison humide et chaude. Sans lui, la forêt aurait repris ses droits et la palombière, vouée à l'oubli pour des raisons d'adultes qu'il ignorait, peut-être un droit de succession où une vente de parcelle, serait devenue le refuge des animaux sauvages.

C'était une suite de tunnels végétaux aux méandres imprévisibles, coupées d'allées en angle droit. Certaines parties, effondrées mais rendues hermétiques par les fils de fer tendus, tressés de fougères, dont elles avaient été jadis conçues, envahies de ronces aux griffes acérées, mûriers et aubépines, ne pouvaient être traversées qu'au prix d'estafilades sanglantes et d'habits en lambeaux, à moins d'être équipé de tenues adaptées à la chasse à l'ours. Ceux qui la parcouraient devaient avoir leurs raisons, si particulières que les oiseaux se taisaient comme on se tait devant les enfants et les fous, ces derniers, seuls visiteurs de ces lieux aux chemins obstrués par les pins couchés de la tempête du siècle, inaccessibles aux derniers cassayres, aux chasseurs dont l'espèce particulière ne se déplace qu'en automobile.
Ce qui le poursuivait n'était pas un animal sauvage. C'était un humain, mâle ou femelle, qui portait un fusil. Un spécimen qu'il estimait "vieux", qui avait un handicap certain par rapport à lui, si rapide et si agile, mais l'avantage réfléchi du chasseur sur sa proie quand cette dernière, désarmée, s'affole et se précipite dans le premier piège tendu.
La peur et le soir tombant empêchaient l'enfant de retrouver ses repères. Et aussi la question "que me veut-il, pourquoi m'en veut-il ? "

Marina Gondoval de Poulizac. Adieu Mounaque- Dessin Edith Gorren

Et Elle ? Il ne La retrouvait plus. Elle était perdue, quelque part dans la forêt, avec l'Autre. Où était-ce l'Autre qui avait décidé de les tuer tous les deux ? Alors elle courait un danger sans précédent. Il fallait qu'il se sorte de là, il fallait qu'il La sauve car il l'aimait plus que tout au monde, même s'il estimait qu'elle l'avait trahi.

Winnie Gondoval de Poulizac. Adieu Mounaque- Dessin Edith Gorren
 impression | modifier | admin • màj : 02 mars 2010 à 15h37